minimalisme

Comment mon végéta*isme m’a amené au minimalisme

Bonjour mes bio-bouchons !

Je souhaite aujourd’hui vous parler d’un sujet un peu nouveau sur le blog (du moins sous la forme d’un article entièrement dédié, mais si ca vous intéresse, le sujet pourrait prendre plus de place sur le blog), il s’agit du courant minimaliste et celui de la pleine conscience.

Ce sont deux concepts différents mais qui à mon sens ont des connexions très fortes.

Alors non, je ne suis pas minimaliste, mais j’amorce ce processus de réorganisation inspirée des méthodes minimalistes dans l’espoir de m’approcher d’un mode de vie plus simple et de réussir à me détacher du poids de mes possessions matérielles superflues.

collect moments not things

Lorsque j’ai décidé de devenir végétarienne il y a maintenant 4 ans, je n’avais pas encore conscience de tous les bienfaits que cela allait m’apporter dans ma vie, bien au delà de mon assiette.

Mon quotidien a subit un certain nombre de changements (positifs) dont en a découlé un besoin de changer des choses plus en profondeur, notamment dans mon intérieur et dans mes habitudes de consommation. La prise de conscience écologique comme les conséquences de la consommation de la viande et produits animaux au sens large m’a amené au fur et à mesure à me questionner sur la question de la consommation de produits locaux, bio, de saison. Lorsque l’on a ouvert les yeux devant ces évidences, c’est le début d’un cercle vertueux. Le fait de consommer mieux, on apprend à faire plus de chose soi-même, on prend plaisir à mieux manger et à délaisser les préparations industrielles. Ces questions nous amènent ensuite à un constat: le sur-emballage et donc à notre impact sur l’environnement vis-à-vis de notre quantité de déchets non maitrisée. Le soucis du recyclage, du compostage va de paire avec le soin d’essayer de réduire nos déchets et de raisonner différemment, comme ne pas acheter de produits sur-emballés (les chocolats de Noël, véritable catastrophe !), stopper le plastique et préférer des emballages cartons ou en verre. Revenir aux mouchoirs en tissu, à l’oriculi et adopter les lingettes démaquillantes réutilisables.

Mieux consommer c’est aussi s’interroger sur les produits que nous allons utiliser en cosmétiques ou pour nettoyer notre maison. La sur-consommation c’est aussi ne jamais se rendre compte qu’une seule bouteille de vinaigre blanc remplacera vos 6 ou 7 bouteilles de produits ménager rangées sous votre évier. La sur-consommation c’est aussi craquer dans un magasin de vêtement pendant les soldes en oubliant de se poser des (bonnes) questions (est-ce qu’on a pas déjà un article comme celui-ci ? Est-ce qu’il nous va vraiment ? Est-ce un coup de tête?).

Le point fait sur nos possessions matérielles et notre façon de consommer m’a fait l’effet d’une claque !

Toutes ces possessions et toutes ces complications en terme d’achat ne nous empêcheraient-elles pas de vivre pleinement ? Ne nous amèneraient-elles pas à nous éloigner des choses essentielles comme profiter du moment ?

Toutes ces questions en amènent d’autres et c’est là où on prend conscience de l’ampleur du travail qu’il reste à faire et que c’est tout un mode de vie qui est à revoir. Les habitudes de consommations sont absolument épouvantables mais lorsque l’on prend conscience :

  • de la quantité de viande consommée en une semaine (oui le jambon c’est de la viande, le poisson aussi) et de son impact sur la santé et sur l’environnement
  • du nombre de déchets jetés directement à la poubelle lorsque l’on revient des courses (le carton du tube de dentifrice, le carton autour des yaourts, les sacs plastiques)
  • ou à lors de la préparation d’un repas (les boites de conserve, les emballages pour tout !)
  • du nombre de produits cosmétiques ou objets en tout genre qui encombrent nos étagères et nos tiroirs alors que l’on ne les utilisera jamais car soit ils ne nous conviennent pas ou même qu’on les a oublié.

donc, on parle de quoi concrètement ?

Le minimalisme (Dictionnaire Larousse) : Recherche de solutions requérant le minimum d’efforts, de bouleversements (par opposition à maximalisme). 

La pleine conscience (Dictionnaire Larousse) : Connaissance, intuitive ou réflexive immédiate, que chacun a de son existence et de celle du monde extérieur.

Tout part d’un livre

Il y a 2 ans, j’ai découvert les livres de Dominique Loreau, l’art de l’essentiel et l’art de la simplicité. Tout part de là, ce livre à changé ma vie.

S’il y a un investissement de départ à faire, c’est celui-ci, 12,89€ les deux livres (6,90€ et 5,99€). L’auteure vit au Japon est a adopté un style de vie frugal et la spiritualité de ce pays. Elle nous explique comment les possessions nous emprisonnent et nous empêche de vivre pleinement. On se rend compte à quel point le fait d’avoir nous empêche d’être et que le désencombrement de notre maison, désencombrera également notre esprit.

Ce livre est truffé d’astuces et d’exemples concrets pour nous démontrer que le mode de vie frugal n’est pas si compliqué que ça à adopter. Elle nous met en face de notre attachement aux choses souvent sans raison valable, ce qui nous aide dans la démarche du désencombrement.

l'art de l'essentiell'art de la simplicité

Un grand tri pour commencer

Il y a deux ans donc, j’ai pris connaissance de mouvement et j’ai été prise d’une frénétique envie de tout trier, tout ranger et me débarrasser. J’ai procédé pièce par pièce, les vêtements, les cosmétiques, les livres, la déco, tout y est passé. J’ai fait des piles sur lesquelles je suis revenue plusieurs fois, je me suis posée de nouvelle question et plus je triais, plus je me sentais légère, je me sentais LIBRE !

J’ai appris à me détacher des choses, à me rendre compte que l’essentiel est ailleurs. Je m’aperçois aussi que lorsque l’on pose son regard sur un espace rangé, dépourvu du superflu (attention je ne dis pas qu’il faut tout jeter, j’ai bien sûr des cadres, des bougies, des plantes qui décorent mon intérieur), notre esprit peut vagabonder plus facilement, ce qui a permis à ma créativité pendant un moment perdue, de revenir me voir et à me stimuler.

C’est là qu’on se rend compte du lien très fort entre le minimalisme et la pleine conscience.

Le sentiment d’exister et de savourer l’instant présent est plus facile à saisir lorsque nous ne sommes pas (pré)occupé par les choses matérielles superflues.

->Ce sujet vous intéresse t-il ? Des articles plus détaillés sur le processus de tri et les astuces pour s’y mettre vous tente ? N’hésitez pas à me le dire !

puis de nouvelles habitudes à adopter

En parallèle du grand tri (qui peut durer plusieurs mois, plusieurs années), de nouvelles habitudes sont à adopter. Personnellement, j’adopte la règle du: 1 qui rentre 1 qui sort, vous l’avez compris, si j’achète quelque chose c’est qu’il prendre la place d’un objet qui devra vivre une nouvelle vie ailleurs en dehors de mon chez moi.

Je donne beaucoup, je vais à des vide dressing, je fais des cadeaux à mes amis, je vend sur le boncoin ect. Pour les choses vraiment foutues, ca part au recyclage.

cactus-minimalisme

Quels bienfaits ?

  • économique: consommer moins mais mieux permet de dépenser moins. Car même si l’on va dépenser plus pour l’achat d’un vêtement de qualité par exemple, il aura une espérance de vie plus longue et cette nouvelle façon de penser fera que vous n’achetez pas plusieurs vêtement de ce type, car un pull bien choisi, bien coupé, qui va avec tout, à 150€ que vous pourrez conserver plusieurs années, coutera toujours moins cher que d’en acheter 4 ou 5 par an, avec des erreurs d’achat, d’une qualité moyenne ou trop ancré dans la tendance . Au final, vous serez forcément gagnant. Ce raisonnement fonctionne aussi pour l’alimentaire, faire soi même coûte moins cher que l’industriel.

 

  • écologique: consommer moins c’est agir concrètement contre le réchauffement climatique car l’on génère moins de déchets et avec un mouvement plus grand, on fera remonter l’info en haut de la chaine ‘hep, stop, on a pas besoin de plus 😉 »

 

  • psychologique: trier, ranger, jeter les objets de sa maison c’est aussi faire le ménage dans sa tête ! Se libérer des possessions qui nous pèsent par leur place et leurs poids émotionnels n’est pas négligeable et peuvent nous alourdir dans notre quotidien. On se rend rapidement compte que l’on se sert des objets pour nous rassurer dans la peur de manquer ou dans l’image que l’on veut avoir de soi même ou bien celle que l’on veut montrer aux autres. Ces peurs nous éloignent de la vraie vie.

 

  • philosophique: se déposséder de choses qui ne nous sert pas ou qui ne nous rend pas heureux est un objet à l’accès à la pleine conscience. Pour savourer l’instant, notre esprit ne doit pas se soucier des choses futiles. Savourer la vie c’est être et non avoir. La serenité et le bonheur est le fruit de celui qui savoure ce que la vie lui offre.

Ok, on dépense moins, mais l’argent sert aussi à se faire plaisir

L’argent sert à vivre, à manger, à se vêtir, à s’instruire, à se cultiver. J’ai dit à vivre, je souhaite m’offrir des expériences à vivre.

Quand je dresserai mes futures wishlist de Noël ou d’anniversaire, elles feront état de mes nouvelles envies plus en accord avec ce nouveau mode de vie: il y a aura des objets dont j’ai vraiment besoin (un meuble, un robot ménager) ou qui me procurent un vraie joie (un livre!) ou bien des biens immatériels comme un abonnement au cinéma, à une plateforme de streaming de musique (deezer, spotify) ou pour regarder des séries (netflix), ou bien encore une cagnotte pour un projet comme un voyage ou pourquoi pas un saut en parachute !

Il ne s’agit pas de moins dépenser pour rembourrer son matelas, il s’agit de soit rééquilibrer son niveau de vie si les fin de mois sont déjà bien difficile ou bien, ou si l’on est plus à l’aise financièrement, de pouvoir vivre plus fort.

Et mon « statut » de blogueuse la dedans ?

Je blogue depuis un petit moment maintenant et je ne le cache pas, il m’arrive de recevoir de temps en temps des petits cadeaux de la part de quelques marques partenaires. Évidemment, à première vue, cette démarche ne s’inscrit pas dans le mouvement que je viens de vous présenter. Toutefois, je partage avec tous mes partenaires des valeurs communes comme l’éthique, la responsabilité environnementale, la production bio, que je souhaitent promouvoir. Je souhaite que mon blog permettent de faire connaitre des entreprises éthiques, car même si on consomme moins, on a besoin de faire des achats de temps en temps malgré tout et c’est là qu’il est important de consommer mieux et de choisir ses produits consciencieusement auprès d’une société engagée. De plus, je suis une fervente du « give away », vous le voyez depuis quelques mois ici, j’offre tout ce dont je n’ai pas besoin. J’offre à mes amis, à vous via le blog ou à des associations. Je ne souhaite plus m’encombrer de choses dont je n’ai pas besoin. Il y aura donc encore d’autres surprises à gagner sur le blog !

J’espère que ce sujet vous a intéressé !

->comme ce sujet prendde plus en plus de place dans ma vie, je me demandais si cela vous intéresserait que j’ouvre une catégorie sur le blog dédié à ce sujet ? Je pourrais donner des astuces pour savoir où commencer, quelles questions se poser ? Et peut-être faire des points d’étapes avec vous de façon à voir comment évolue notre pensée et notre attachement aux choses matérielles, qu’en pensez-vous ?

Pour aller plus loin :

Livres:

Dominique Loreau: L’art de l’essentiel

Dominique Loreau : L’art de la simplicité

You tube:

La chaine de Cécile J

La chaine de Sirène bio

Mon van au Canada qui présente notamment le « 100 thing challenge »

Somakeuphie qui a une catégorie « minimalisme »

5 comments

  1. Après la prise de conscience, le plus difficile est le premier pas.

    Une fois franchis cette étape, il faut pouvoir rester sur ce chemin loin de toutes les tentations de notre quotidien…

    1. Oui mais justement ce qui est intéressant c’est de comprendre pourquoi nous sommes autant tentés: peur du manque ? se combler émotionnellement ?

  2. […] n’est que le récent article de ma copine Et les kiwis aussi (dont vous trouverez le lien ici) qui m’a donné encore plus l’envie de trouver une solution à ce problème. Elle […]

  3. […] à mon premier article sur le minimalisme, j’ai eu envie de vous partager mes lectures essentielles qui ont littéralement […]

  4. Super interressant! ca fait quelques annees que ca me trotte dans la tete et je pense vraiment me lancer bientot.
    Je demenage regulierement donc je trie bcp et le fait de vivre dans de petits logements me force a ne pas trop consommer mais j’ai quand meme encore un long chemin a parcourir 🙂

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